Illustration Masao x Yuya

Interview Yuya x Masao – A corps perdu (trilogie)

la caverne

Dans la caverne, lieu dit où vivait autrefois Jijisub et son équipe

Il y a fort, fort longtemps, Jijisub alias Marlène Jedynak retrouvait l'équipe qui la soutenait (parmi lesquelles, il y avait Ernia, Seeliah, Elerynna, Almadara, Ichiix, Nana, Yuki, Tinoubebe et bien d'autres encore) et les personnages de Tite Kubo et les miens dans un lieu-dit appelé : La Caverne. 

Ce lieu est une sorte de vortex quelque part en France, où se mélangeaient la réalité et la fiction. À l'intérieur, il y avait un mélange de discussions, de corrections, des scènes dignes de Shining entre persécutrices de haut-vol et bishonen (hommes jeunes en japonais) persécutés. Bref, le pied pour nous, et l'enfer pour les pauvres personnages.

Aujourd'hui, je déclare ce lieu ré-ouvert pour notre plus grande satisfaction et le cauchemar des personnages. Haahahahaha *kof, kof* Hum, hum... vous l'aurez compris, celle à qui ça fait le plus plaisir, c'est moi !

Voici donc pour commencer, l'interview de Yuya Itami, et Masao Ishihara les deux personnages principaux (en autre) de la trilogie d'A corps perdu. Ils répondent à quelques questions plus ou moins sérieuses avec beaucoup de plaisir (enfin, je crois).

Masao x Yuya

Interview Masao et Yuya

Après m'être assurée que nous étions tous bien installés sur nos chaises hautes près du bar, je commence l'interview par une question de routine.

  • Comment allez-vous ?

Yuya et Masao se jettent un coup d’œil avant de répondre un peu tendu.

  • Bien, bien, je crois, répondit Masao un peu sur la défensive.

J’affiche un air surpris.

  • Vous croyez ? fis-je étonnée. Pourquoi, tu n’es pas sûr de toi ?

Cette fois-ci, c’est Yuya qui me répond.

  • Il faut dire que nous avons de quoi être nerveux. Être interrogés par toi, c’est un peu comme si… on le demandait à Xiang (ndrl : un personnage un peu louche de Losing my way).
  • Xiang ? Ce n’est pas un peu fort, non ?

Là, je suis la première surprise par la comparaison. Moi, une psychopathe ? Tandis que de leur côté, Yuya et Masao hochaient la tête d’un air entendu. Voyant que je n’aurais pas de soutien, je reprends un peu vexée.

  • Je n’ai jamais été un bourreau avec qui que ce soit. Et puis, vous allez me faire mentir ! J'ai signalé que vous étiez ravi d'être ici !

Au loin, de fortes quintes de toux se firent entendre. Mon attention se porte vers le fond de la caverne où quelques silhouettes masculines se découpaient à contre-jour. Malheureusement, ce n’est pas assez éclairé pour que je puisse voir qui toussait ainsi. Je me retourne à nouveau vers les deux interviewés.

  • Hum ! Hum ! en me raclant la gorge pour reprendre. Donc, vous allez bien, sauf si je suis dans les parages ?

Masao planta son regard dans le mien.

  • Comment peux-tu nous en vouloir après avoir écrit le premier jet d’A corps perdu 3 ?

Scandalisée ou presque, je réponds sur la défensive.

  • Ce n’est pas pire que d’habitude !
  • Ha ! Ha ! s’exclama Yuya avec une lueur de victoire dans le regard. Tu avoues ! Ce n’est pas pire que d’habitude ! Tu es une psychopathe ! Tu as le vice dans le sang ! Voilà la vérité qui doit éclater !

Je ne peux m’empêcher d’être scandalisée.

  • Mais non ! Je… Je… Comment voulez-vous qu’une histoire d’amour puisse être belle, s’il n’y a pas un petit peu de difficultés ? plaidais-je avec innocence en posant une main sur ma poitrine.
  • Un « peu » ? Tu te moques de qui ? fit Masao…
  • Pourrait-on régler nos histoires de « famille » une fois l’interview terminée ? demandai-je un peu nerveuse. J’aimerais que les lectrices en découvrent un petit peu plus sur vous.

Yuya et Masao se concertèrent. Puis, Yuya répondit avec calme.

  • Oui, nous réglerons cela auteure sadique ! Mais tes lectrices doivent savoir combien tu es le « mal » !

Je lève un peu les yeux au ciel. Le mal, le mal… en même temps si ça fait du bien aux lectrices, me dis-je avec un sourire intérieur. Après tout, se sont les lectrices qui sont le « mal » pas moi ! Je ne suis que la main innocente… Nan, là je vais trop loin.

Revenons à nos moutons qui me regardent justement avec une certaine intensité.

  • Nous sommes respectueux de nos fans, alors nous allons répondre à toutes tes questions, même les plus loufoques. Te connaissant…

Je tousse un peu avant de me lancer.

  • D’accord. Alors, commençons l’interview proprement dite ! Et non, je ne suis ni loufoque, ni sadique, ni… quoi que ce soit.

Ils me lancent un regard dubitatif, mais passant outre, je prends mon carnet de notes et je pose la première question « inoffensive ».

  • À corps perdu, Tome 3 est sur les rails. Beaucoup de lectrices ne l’attendaient plus. Est-ce que cela vous fait plaisir de revenir sur le devant de la scène ?

Masao hoche la tête, tandis que Yuya me répond.

  • Bien sûr ! Nous étions impatients. Un peu épuisés après le tome 2 et j’avoue un peu anxieux avec la fin de ce tome-là aussi, la pause était bienvenue.
  • Mais nous ne nous attendions pas à ce qu’elle dure aussi longtemps, renchérit Masao. Enfin, pour répondre à la question, oui je suis très heureux de revenir.
  • Qu’en pensez-vous ? Je veux dire parler du 1er jet et sans me jeter la pierre à tout bout de champ.

  • C’est… commença Yuya avec un air pensif. C’est… très… comment dirai-je ?
  • Déroutant ? proposa Masao.
  • Oui, fit Yuya en hochant la tête, déroutant. Sportif aussi…
  • Flippant ? proposa ensuite Masao.
  • Oui, oui, je dirai aussi flippant. Bien que j’ai eu plus l’impression de courir au travers un tunnel noir sans pouvoir m’arrêter d’éprouver une trouille de tous les diables et de nous tenir très mal ? suggéra Masao.

Je sentis leur regard pesant poser sur moi. Je continuais l’air imperturbable.

  • Vous attendiez-vous à cela ? demandai-je à l’écoute.

  • Oui et non, répondit Yuya. Oui, parce que nous savons tous et je parle de tous tes personnages, que tu n’es pas capable d’écrire une histoire où il n’y a pas au moins un carnage, voire deux, si cela t’est possible. Et non, parce qu’avec les tomes 1 et 2, rien ne prédestinait cette histoire a tourné ainsi.
  • Je ne suis pas d’accord, répondit Masao. Si nous replaçons cette histoire dans le contexte des fondateurs, la tournure de l’histoire n’a rien d’étonnant.

Le couple se met à discuter du fond du scénario et pour couper court à leur palabre, je change un peu le sujet de conversation.

  • Je ne souhaite pas dévoiler pour l’instant la teneur du roman, alors j’aimerai en savoir un peu plus sur vous. Alors je vous propose une autre question plus personnelle. Qu’est-ce qui vous fait craquer chez l’autre ?

Le visage de Yuya s’illumine tout à coup, tandis que Masao semble un peu gêné par la question.

  • Il est adorable ! s’exclama Yuya. C’est pour cela que j’ai eu le coup de foudre. En plus d’être beau comme un dieu et…
  • N’exagère pas, marmonna Masao.
  • Mais si ! fit Yuya avec enthousiasme.

Masao semble gêné à nouveau, et pourtant son visage s’illumine tandis que son regard se réchauffe au contact de celui de Yuya. Ce dernier lui prend ses mains et les portes à ses lèvres.

  • Je t’ai aimé dès la première seconde où je t’ai vu. Ce n’est pas un mensonge.
  • Je le sais, répondit Masao.

Le visage de Masao se rembrunit légèrement.

  • Je ne suis pas aussi romantique, commença-t-il. C’est ta persévérance, ta sincérité et ta gentillesse qui m’ont touché. Si tu n’avais pas été ainsi, si tu n’étais pas passé par-dessus ma carapace, jamais… Je serai passé à côté d’un homme formidable.

À cet instant-là, je songeais que Yuya ressemblait à un soleil. Son sourire était si large et chaleureux qu’il illuminait toute la caverne.

  • Je le sais, je suis quelqu’un de formidable ! Je te l’ai toujours dit !

J’avalais ma salive de travers, tandis que Masao poussait un soupir résigné.

  • Et peut-être aussi ton côté vantard.

Les deux hommes se dévisageaient amoureusement et quelque part, je me sens très émue.

  • Eh bien, merci pour votre franchise, dis-je en remontant mes lunettes du bout des doigts. J’aimerais vous poser une autre question. De quoi avez-vous peur ?

Yuya parut réfléchir, tandis que Masao répondit sans hésiter.

  • Perdre Yuya ! Après tout ce qui s’est passé dans ma vie, ce qui me terrifie c’est de perdre Yuya.

En entendant cela, Yuya prit une des mains de Masao et la serra dans les siennes. Son expression grave traduisait combien, il était sérieux.

  • Masao, je ne laisserai personne te faire du mal, et je ne te donnerai aucun sujet d’inquiétude. Je suis prudent. Tout ce que je veux c’est ton bonheur.
  • Je le sais, répondit Masao avec un sourire.

Son expression reflétait toutefois de l’inquiétude. Je me sens un peu fautive pour le coup. Enfin, ça ne dure pas très longtemps et j’embraye sur une autre question pour dissiper ce moment de tension.

  • Je n’avais pas l’intention de vous mettre mal à l’aise. Je suis désolée. J’aimerais passer sur des sujets plus légers, si vous le permettez. Par exemple, les lectrices pourraient aimer savoir votre plat favori ?

Yuya reprend sa place, mais garde la main de Masao dans la sienne.

  • Pour ma part, j’adore le Shabu Shabu. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas, il s’agit d’une fondue. Vous faites bouillir votre viande et vos légumes dans une bassine d’eau.
  • Pour moi, c’est les okonomiyaki. J’aime improviser selon mon humeur.

- Et votre dessert ? demandais-je encore.

Yuya jeta un coup d’œil vers Masao et parut aussi hésitant que ce dernier.

  • J’aime tout ce que fait Masao, dit-il, mais j’adore manger des taiyaki.
  • En fait, tu aimes beaucoup la cuisine japonaise, Yuya, fis-je avec un sourire.
  • Très ! J’apprécie la cuisine occidentale, ou même nord-américaine, je suis assez ouvert. Mais mon cœur reste attaché au Japon.

Masao souriait en entendant cela. Il répondit à son tour.

  • Pour moi, c’est un peu plus compliqué. Je suis chef pâtissier français, ce qui rend le choix difficile. Je dirai le Paris-Brest pour ce qui est de la pâtisserie traditionnelle. Après, je suis très ouvert. Que cela soit à base de fruits, de génoise, de choux, de crème… J’aime tout. Si je devais choisir un dessert japonais, je dirais que j’apprécie particulièrement le kintsuba. C’est une pâtisserie assez ancienne constituée presque entièrement d’azuki (haricot rouge). La pâte est entourée d’une fine pâte à base de farine de blé. Si tu veux, je te donnerai la recette…
  • Oh vraiment ? Pourquoi pas j’adore la page d’haricot rouge moi aussi.
  • Rien que d’en entendre parler, j’en ai l’eau à la bouche ! Maintenant, quelle est votre musique favorite ? Ou bien le genre de musique que vous écoutez le plus souvent ?

  • J’ai des goûts assez éclectiques. J’écoute de tout, je change en fonction de mes humeurs, déclara Masao avec un sourire.
  • Je préfère le jazz, du swing, répondit Yuya. J’aime les ambiances cosy et romantiques.

Yuya éclata de rire pour dire toujours rieur.

  • J’ai l’impression d’être un vieux.
  • Tu es vieux, rétorqua Masao moqueur.
  • Tu vas voir ça ce soir, tu vas crier grâce !

Les deux hommes se chamaillaient gentiment et je ne peux m’empêcher de dire.

  • Bien que nos lectrices aimeraient aussi « voir ça ».

Je n’attends pas leur réponse, je veux continuer l’interview et avancer dans mes questions. Sinon, je ne suis pas sûre de m’en sortir avec ces deux-là !

  • J’aimerais revenir à nos questions. Quel est l’endroit où vous rêveriez de vivre ? Si vous n’aviez aucune contrainte d’aucune sorte.

Là, Masao et Yuya prirent leur temps pour me répondre, se plongeant dans une réflexion intense.

  • À Londres, déclara en premier Masao. J’y suis allée une ou deux fois et j’aime l’ambiance qui s’en dégage. C’est assez dynamique et en même temps, j’aime les vieilles pierres.
  • Après, tu me diras que je suis vieux, ironisa Yuya.
  • C’est aussi peut-être pour cela que je t’aime, répondit Masao tout aussi moqueur. Je dois avoir un côté « archéologue » en moi… C’est peut-être pour cela aussi que j’avais choisi la fac’ d’histoire au départ !
  • Eh ! Tu n’as pas le droit d’être aussi méchant, Masao !
  • Un peu réaliste quand même…

Là-dessus, Yuya bondit de son siège et sauta sur Masao. Un éclat de rire jaillit dans la grande pièce, tandis que l’autrice assistait à la scène avec un œil pétillant.

  • Je pourrais presque te plaindre Yuya, me moquais-je gentiment.
  • Ne t’y mets pas toi aussi ! me lança-t-il le regard noir.
  • OK, OK… mais ce n’est pas moi qui ai commencé.

Sur ce, Yuya se tourna vers Masao pour lui demander des comptes. Je repris mes fiches et me demandais bien ce que je pourrai poser comme question.

  • Je me demandais… Si vous ne vous étiez pas rencontrés l’un et l’autre, y’aurait-il eu quelqu’un d’autre dont vous auriez pu tomber amoureux ?

Là, Yuya et Masao devinrent plus sombres. Ce fut Yuya qui prit la parole.

  • Je n’étais pas attiré par qui que ce soit avant Masao. Il n’y a jamais eu que lui dans mon cœur et si je ne l’avais pas rencontré, je suis persuadé que je ne serai jamais tombé amoureux.

L’expression de Masao changea, il paraissait particulièrement ému. Il fixait Yuya intensément.

  • Comment répondre après une telle déclaration ? Je suis tombé amoureux de Nanashi et… j’aurais pu ne pas tomber amoureux de toi, si les circonstances avaient été différentes entre lui et moi. Et en toute honnêteté, j’aurais pu tomber amoureux d’un autre homme, si je ne t’avais pas rencontré.
  • C’est normal, Masao, lui répondit Yuya.

Son expression était grave.

  • Je n’ai eu de cesse de passer de conquête en conquête sans jamais chercher à me caser. Mis à part toi, je n’ai pas eu de relation sérieuse. Pour moi, ce n’était pas envisageable. Alors que toi, tu es quelqu’un qui ne peut pas envisager une relation si elle n’est pas sérieuse. J’ai un peu de mal à t’imaginer tel un moine… Et puis, la question est de savoir, si nous avions pu tombe amoureux, si nous ne nous étions pas rencontrés. Ne me connaissant pas, tu ne pouvais pas savoir à côté de quel homme formidable tu passais.
  • Oui, certainement… Je suis heureux que le destin m’ait ouvert les yeux Yuya.

Contre toute attente, Masao se leva et sous mes yeux ébahis, il enlaça Yuya et l’embrassa. Euh… les gars, je suis là, moi ! Youhou !!! Je suis là… (purée, le baiser de cinéma… Yuya aussi a appris des « trucs » à Masao visiblement).

  • Je t’aime, mon chéri.
  • Euh… Hum… Je ne veux pas vous déranger, mais…
  • Trop tard coupa Yuya en me lançant à nouveau un regard noir.
  • Oui, mais bon… Nous étions d’accord pour une interview, lui répondis-je. Enfin, si vous voulez que nous reportions, il n’y a pas de problème…
  • Nous continuons, me rassura Masao. Nous allons nous tenir correctement jusqu’à la fin.
  • Enfin, moi ça ne me dérange pas, mais je vais être dans l’obligation de reporter à toutes les lectrices ce que vous faites entre vous… Ben oui, il faut bien que je les occupe pendant les pauses.
  • Comme si tu avais besoin d’un prétexte pour étaler notre vie intime à la vue de tous, rétorqua Yuya.
  • Ce n’est pas ma faute, m’exonérais-je, c’est la faute des lectrices (j’ai un petit côté couard…)
  • Ben voyons…
  • Pose-nous ta prochaine question, coupa Masao.Masao pins

– OK ! Eh bien, quelle est votre citation préférée ?

  • À chaque jour suffit sa peine, répondit Masao etlaver le sang par le sang. La négligence est un grand ennemi.
  • Les vents rugissent, mais la montagne demeure immobile et aussi, le sac des désirs n’a pas de fond. Oui, je sais, j’ai un peu de mal à choisir encore une fois.
  • Eh bien, une chance que j’ai dit « votre » citation favorite.
  • Oui, mais avec toi aux commandes, rétorqua Yuya, il vaut mieux en avoir deux ou trois en poche. On se remonte le moral comme on le peut.

Je les fixe un instant, avant de reprendre mes questions. Je ne pouvais tout de même pas les blâmer.

  • Je vois, je vois… La prochaine question est un peu plus légère : quelle est votre couleur préférée ?

  • Vert, répondit Masao. Cette couleur a beaucoup d’importance pour ma famille.
  • Eh puis, c’est peut-être aussi par rapport à ton prénom ? fis-je (ndrl : ao en japonais veut dire : vert ou bleu).
  • Non, pas vraiment. En fait, je n’avais pas fait le rapprochement, me répondit-il. Non, c’est vraiment parce que c’est la couleur qui domine ma famille.

Yuya l’écoutait attentivement, tandis que je me tournais vers lui. Remarquant mon intérêt pour lui, il me dit.

  • J’ai toujours aimé cette couleur qui me fait penser au soleil, à la chaleur des flammes, aux couleurs chatoyantes de l’automne.

Je hochais la tête, comprenant ce qu’il voulait dire.

  • Votre film favori ?

  • Le voyage de Chihiro, parce que j’aime regarder les animés. Pour les films, j’aime un peu tous les genres, mais j’ai vraiment aimé Ring. J’aime me faire peur aussi.

Je n’ose pas faire de remarque, comme quoi au final il était bien tombé avec moi. Je redoute leurs réactions.

  • Les 7 savourai pour Yuya et les délices de Tokyo, juste parce que c’est une histoire sur la pâtisserie et comme je l’ai dit plus haut, j’adore les dorayakis. Et si je devais désigner un animé… Albator ? dit-il en faisant un clin d’œil à Masao.
  • Mouahahha… bon choix ! fis-je.

Les deux hommes secouent la tête et j’ai l’impression d’entendre une réflexion du type : irrécupérable !Mais non ! Pour ne pas paraître totalement folle, je leur pose une autre question pour détourner l’attention.

  • Quelle est pour vous une soirée réussie ?

  • Une soirée en compagnie de Masao ! s’écria Yuya.
  • Pareil ! répondit plus calmement Masao.
  • Peut-être avec une flambée, un petit verre de saké et quelques amuse-gueules, décrit Yuya les yeux pétillants de malice.
  • Dès l’instant où tu es là, tout me va, dit avec le sourire Masao.
  • Tu es vraiment fait pour moi, déclara avec tendresse Yuya.

Je les observe un bref instant, et je me rends compte que je n’ai plus vraiment de questions.

  • Je vais conclure cet entretien, par une dernière question. Elle s’adresse tout d’abord à Masao. Nous savons que Yuya a beaucoup souffert de votre séparation de quatre ans (entre le tome 1 et 2), comment toi tu as vécu cette période ? Que c’est-il passé dans ta tête durant cette période ?

Là, Yuya se tournait vers Masao pour entendre la réponse. De son côté Masao se gratta le haut du front et parut réfléchir à la question.

  • Je… Je dirai que ma séparation d’avec Nanashi m’a beaucoup perturbé, mais plus encore qu’il puisse sortir avec Rin. Je savais qui il était, mais pas elle. Je me sentais impuissant et j’ai eu beaucoup de chance d’avoir Ujiteru. Le fait de quitter l’Oshi m’a fait du bien. J’ai comme tourné une page et je me suis concentré sur mon travail et uniquement sur lui.
  • Pourtant, tu as eu une relation avec Duncan, lui fis-je remarquer.
  • Oui, c’est vrai. Mais nous n’étions pas vraiment pas attachés l’un à l’autre. Enfin, pour moi c’était un peu comme un sexfriend. Quelque part, il m’a servi à oublier ma relation toxique avec Nanashi. À oublier tout ce qui se tourbillon où j’ai eu l’impression d’être enfermé.
  • Donc, partir au loin t’a permis d’évoluer ? Cela n’aurait pas été pareil au Japon ?

  • Je ne sais pas. Je ne crois pas, dit-il ensuite. Non, je ne crois pas. Je n’avais personne pour m’aider, personne sur qui compter, sauf moi-même. J’avais besoin de cette coupure.
  • Qu’as-tu ressenti Yuya, dis-je en me tournant vers l’acteur, qu’as-tu ressenti lorsque tu as lu cette coupure de journal ? Tu ne t’y attendais pas.

  • Tu me parles de la déclaration de Masao, je suppose ?

Je hochais la tête. Yuya eut un petit sourire et il me répondit franchement.Yuya pins

  • J’ai eu du mal à le croire. En fait, je pensais que tout était perdu depuis si longtemps… Le fait que Masao me parle le jour où je suis arrivée à New York a été comme un choc ! Et lorsque j’ai lu cette déclaration, je n’arrivais pas à en croire mes yeux. Mais je savais que Masao ne m’aurait pas fait une pareille déclaration, si elle n’était pas vraie. Et après l'avoir entendu à l’instant, je me dis que je suis tombé pile au bon moment dans sa vie. Même si j’ai souffert, cela en valait la peine.

Je leur souris et je pose mon calepin sur mes cuisses.

  • Voilà, j’en ai fini avec les questions. Je vous remercie d’avoir répondu à mes questions.
  • Y’aura-t-il une autre interview ? me questionna Yuya.
  • Je ne sais pas vraiment, répondis-je. Cela dépendra de plusieurs choses. Si les lectrices veulent vous poser des questions, s’il y a besoin d’éclaircir des points obscurs du tome 3 ! Ou bien, si vous en ressentez le besoin. Voilà, merci à vous.
  • Bon et bien, c’était moins terrible que ce à quoi je m’attendais, fit Yuya satisfait.
  • Merci de me faire confiance…

Je vous remercie d’avoir lu cette interview jusqu’au bout, si vous en êtes arrivé jusqu’ici. J’espère que ce petit aparté vous aura plu. Si vous aviez des questions, n’hésitez pas. Si vous désirez que j’interroge un personnage en particulier, je me ferai un plaisir de l’interroger.

 

Je vous dis à très bientôt,

Marlène.

 

 

Illustration Masao x Yuya (couple) : Granaatowy

Illustrations Masao - Yuya (chibi individuel) : Eden Misty

Photos des plats :

Kintsuba - (photo : pâtisserie Ajiroan)

Okonomiyaki — Crédits photo(creative commons) : Alpha

Shabu Shabu — Crédits photo(creative commons): Chee Kweng Teoh

Paris-Brest - Crédits photo : Gelberger / sucré salé

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